« Sur le Ventoux, on ne court pas contre le chrono. On apprend simplement à avancer quand tout le corps demande de s'arrêter. »
©Collectif Com / ©Semi du Mont-Ventoux Kookabarra
Le Semi-Marathon du Mont Ventoux Kookabarra s’impose, année après année, comme l’un des événements majeurs de la course à pied en France. Bien plus qu’un simple semi-marathon, cette épreuve unique propose aux coureurs un véritable défi sportif au cœur d’un environnement exceptionnel. Avec son parcours exigeant, son fort dénivelé positif et son arrivée spectaculaire au sommet du Mont Ventoux, le célèbre « Géant de Provence », la course attire chaque été des passionnés venus se mesurer à l’une des ascensions les plus mythiques d’Europe.
Réputé comme le semi-marathon le plus difficile d’Europe, le Semi-Marathon du Mont Ventoux Kookabarra met à l’épreuve aussi bien les capacités physiques que le mental des participants. Sur les 21,1 kilomètres du parcours, les coureurs affrontent une montée légendaire depuis Bédoin jusqu’à 1 909 mètres d’altitude, au milieu des paysages emblématiques du massif du Ventoux.
L’édition 2026 restera comme une année historique pour l’épreuve. Près de 1 600 coureurs se sont élancés depuis Bédoin le dimanche 5 juillet pour relever ce défi hors norme. Tout au long de l’ascension, ils ont traversé des lieux incontournables comme Saint-Estève, la Cabane Jamet, le Chalet Reynard ou encore la stèle Tom Simpson, avant de franchir la ligne d’arrivée au pied de la tour sommitale du Mont Ventoux, avec une vue exceptionnelle sur toute la Provence.
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Semi-Marathon du Ventoux : dans les coulisses d'un défi hors norme
Au cœur de l’événement, le village partenaires devient un lieu incontournable de découverte, de convivialité et de rencontres. Véritable espace d’échanges, il permet aux participants, aux accompagnateurs et aux visiteurs de découvrir les dernières innovations du monde du running. Les marques partenaires y présentent leurs équipements, leurs nouveautés, leurs services et leur savoir-faire, tout en partageant leur passion pour la course à pied.
Ce village offre ainsi une véritable immersion dans l’écosystème running, favorisant les échanges entre sportifs, professionnels et passionnés dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
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Mais au-delà des stands, des animations et des nouveautés, c’est avant tout l’humain qui reste au cœur de l’événement. Les échanges avec les athlètes élites apportent une dimension unique et particulièrement inspirante à cette journée. Disponibles et proches du public, ces sportifs de haut niveau partagent leur expérience, leur parcours, leurs conseils et leur passion avec les participants.
Pour de nombreux coureurs amateurs, avoir l’opportunité de rencontrer leurs modèles, d’échanger quelques mots avec leurs champions, de demander un autographe, de prendre une photo souvenir ou simplement de partager un moment privilégié avec ceux qui les inspirent représente une expérience rare et précieuse. Ces instants de proximité renforcent l’esprit de convivialité, de partage et de passion qui fait la renommée du Semi-Marathon du Mont Ventoux Kookabarra, transformant la compétition en une véritable fête du running.
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Avant de s’attaquer au défi du lendemain, Campus Coach propose une approche différente de la course à pied avec un run communautaire. Cette sortie collective, accessible à tous les niveaux, offre l’occasion de délier les jambes, de retrouver progressivement le rythme avant la compétition et de découvrir les premiers kilomètres du territoire dans une ambiance conviviale.
Bien plus qu’un simple entraînement, ce moment de partage permet aux passionnés de running de faire connaissance, d’échanger sur leurs objectifs, leurs expériences et leur préparation, tout en créant une véritable cohésion entre les participants. Dans cette ambiance détendue naissent souvent de belles rencontres, de nouvelles amitiés et parfois même de futures associations de course qui se prolongent bien après l’événement.
Car au-delà du chrono et de la performance, le Semi-Marathon du Mont Ventoux Kookabarra célèbre une valeur essentielle du running : courir ensemble, partager une passion, s’encourager mutuellement et vivre pleinement chaque instant de l’aventure. C’est cet esprit de communauté, de convivialité et de dépassement de soi qui fait de cette épreuve une expérience humaine aussi marquante que le défi sportif.
Au cœur de cette immersion, notre athlète Olivier Fitoussi s’apprête à vivre un moment qu’il attend depuis de nombreux mois. Dossard en main, bracelet élite au poignet, les derniers préparatifs sont désormais terminés. L’heure est venue de faire le vide, de se concentrer et de se préparer mentalement au défi qui l’attend. S’élancer à l’assaut du Mont Ventoux, le mythique « Géant de Provence », représente bien plus qu’un simple objectif sportif. C’est l’aboutissement d’un projet mûrement préparé, le fruit de nombreux mois d’entraînement, de sacrifices et de détermination, mais aussi la concrétisation d’un rêve devenu réalité.
Face à lui se dresse un parcours exigeant, reconnu comme l’un des plus redoutables d’Europe Un défi où chaque kilomètre mettra à l’épreuve le physique, le mental et la capacité à se dépasser.
Mais, comme les 1 600 concurrents réunis ce week-end, Olivier Fitoussi prendra le départ avec une seule ambition : repousser ses limites, donner le meilleur de lui-même et vivre pleinement cette aventure exceptionnelle jusqu’au sommet du Mont Ventoux.
Semi du Ventoux : dans la peau d'un top10 du semi-marathon le plus dur d'Europe
Il y a des courses que l'on prépare pour battre un record. D'autres que l'on aborde avec un simple objectif : atteindre la ligne d'arrivée. Le Semi du Ventoux appartient clairement à cette seconde catégorie. En arrivant à Bédoin la veille de l'épreuve, je comprends rapidement que cette réputation n'est pas usurpée.
En fin d'après-midi, l'arrivée des athlètes élites attire les regards. Les applaudissements résonnent lorsque j'aperçois Julian Ranc, Mustapha Salmi, Julien Navarro ou encore Manon Trapp. Voir évoluer ces références de la discipline rappelle immédiatement le niveau de l'épreuve.
Le village sportif est déjà en pleine effervescence. Malgré une foule compacte réunie sur la place de la République, l'ambiance reste particulièrement conviviale. Les coureurs déambulent entre les différents stands, récupèrent leur dossard et leur dotation, échangent leurs dernières impressions. Derrière les sourires, je perçois pourtant une certaine nervosité. Chacun tente de se rassurer à sa manière, mais le défi qui nous attend impressionne même les plus expérimentés.
Avant de rentrer me reposer, je participe au Running Campus Coach organisé dans les vignobles autour de Bédoin. Cette sortie collective permet d'évacuer un peu de pression tout en faisant connaissance avec d'autres participants. Les discussions tournent inévitablement autour de la course du lendemain : les stratégies, les ravitaillements, les portions les plus difficiles. Nous courons tranquillement, mais chacun sait que le véritable rendez-vous est fixé au lendemain matin.
En rejoignant le village départ, je ressens cette excitation si particulière qui précède les grands rendez-vous. Les rues de Bédoin se remplissent progressivement de milliers de coureurs venus défier le Géant de Provence. Je termine mon échauffement au milieu des favoris. Ici, les élites et les amateurs partagent les mêmes instants d'avant-course, sans aucune distinction. Nous sommes tous confrontés à la même montagne. Quelques minutes avant le départ, je retrouve mes proches. Ils semblent presque plus inquiets que moi. Je tente de les rassurer. Mon objectif est simple : atteindre le sommet sans me mettre en danger.
À huit heures précises, le coup de pistolet libère les coureurs. Les premiers kilomètres permettent au peloton de trouver son rythme sur la portion la moins difficile du parcours. Devant, la course s'emballe rapidement. Mustapha Salmi imprime un tempo soutenu tandis qu'un premier groupe prend déjà quelques longueurs d'avance.De mon côté, je fais le choix de la patience. Je reste bien placé, sans chercher à suivre les accélérations. Je sais que la véritable course ne commencera qu'après les premiers kilomètres.
À partir du troisième kilomètre, la pente se durcit brutalement. Les sensations ne sont pas celles que j'espérais. Mon gilet d'hydratation, pourtant soigneusement préparé, devient un poids dont je peine à me débarrasser psychologiquement.
Finalement, je prends une décision radicale. Je retire mon gilet, ainsi que les gels qu'il contient, et je fais le pari de m'appuyer uniquement sur les ravitaillements de l'organisation. C'est un choix improvisé, mais je sens immédiatement que cette décision me redonne un peu de liberté dans ma foulée.Quelques kilomètres plus loin, j'aperçois Mustapha Salmi revenir progressivement à ma hauteur après avoir perdu le contact avec le groupe de tête. Je décide aussitôt de me caler dans son sillage. Courir derrière un athlète de ce niveau constitue une motivation supplémentaire. Ensemble, nous abordons les terribles pentes de la forêt.Le virage de Saint-Estève marque véritablement l'entrée dans une autre dimension. Les pourcentages oscillent désormais entre 8 et 10 %. Les longues lignes droites donnent l'impression que la montagne ne se termine jamais. Les bénévoles encouragent sans relâche les coureurs, distribuent de l'eau et insufflent un supplément d'énergie devenu indispensable.
Très vite, mes mollets commencent à se raidir. Les premières crampes apparaissent. Mon souffle devient plus court, chaque foulée demande davantage d'efforts. Pourtant, je refuse de céder. Avec Mustapha Salmi, nous revenons progressivement sur plusieurs concurrents partis trop vite. Voir ces dépassements s'enchaîner redonne un peu d'espoir. Mentalement, cela change tout. Pour avancer, je ne pense plus au sommet. Je me fixe des objectifs intermédiaires. Chaque repère mémorisé lors de ma préparation devient une petite victoire. Lorsque j'arrive enfin à la cabane de Jamet, au onzième kilomètre, le ravitaillement tombe au meilleur moment. J'ai besoin de sucre et d'eau, même si boire en pleine ascension relève presque de l'exploit. Une bonne partie du contenu du gobelet finit sur mon maillot, mais chaque gorgée apporte un soulagement précieux.
Au fil des kilomètres, le décor évolue. Les arbres disparaissent progressivement pour laisser place aux paysages minéraux caractéristiques du Ventoux. Le vent se fait plus présent. J'ai l'impression d'avoir quitté la Provence pour un univers presque lunaire.Lorsque j'atteins enfin le Chalet Reynard, l'ambiance change complètement. Les spectateurs sont nombreux et leurs encouragements me donnent un second souffle. Je sens que le sommet se rapproche. Je décide alors de passer à l'attaque.
J'accélère et parviens à creuser un petit écart sur Mustapha Salmi. Je franchis la stèle Tom Simpson avec la conviction que la délivrance est proche. Pourtant, quelques centaines de mètres plus loin, mes jambes cessent presque de répondre. L'arrivée semble reculer à chaque foulée. Je regarde derrière moi. Mustapha revient rapidement, puis me dépasse avec une facilité impressionnante.
Je m'accroche malgré tout. Les derniers hectomètres se disputent quasiment au coude-à-coude. Les encouragements du public couvrent le bruit du vent. Je puise dans mes dernières réserves pour défendre ma position jusqu'au bout.
Lorsque je franchis enfin la ligne d'arrivée, tout s'arrête. L'émotion prend immédiatement le dessus. Je m'effondre, incapable de retenir mes larmes. Les semaines d'entraînement spécifiques en côte, les sorties interminables avec mes partenaires, les sacrifices consentis pendant des mois reviennent en mémoire. Quelques instants plus tard, le classement officiel confirme ma performance : je termine dixième de ce Semi du Ventoux en 1 h 43.
Ce chrono restera sans doute l'un des plus beaux de ma carrière. Non pas parce qu'il représente une performance. Mais parce qu'il raconte une aventure. Une lutte permanente contre la montagne et surtout contre moi-même.
Au-delà du résultat, je retiens surtout cette sensation unique d'avoir vaincu l'une des ascensions les plus exigeantes d'Europe. Sur les pentes du Ventoux, la véritable victoire ne se mesure pas uniquement au chrono. Elle se gagne contre la montagne, mais surtout contre soi-même.
Une édition sous le signe des records
Jeanne Garreau pulvérise le record féminin, Julien Navarro domine chez les hommes
Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra a une nouvelle fois confirmé son statut d'épreuve de référence dans le paysage du trail sur route. Sur les 21,1 km mythiques reliant Bédoin au sommet du Mont Ventoux, les meilleurs spécialistes français de la course en montagne se sont affrontés dans des conditions idéales, offrant des performances de très haut niveau.
La grande sensation de cette édition est venue de Jeanne Garreau, qui a signé une performance exceptionnelle en remportant l'épreuve féminine en 1 h 44 min 53 s. La Française efface l'ancien record de l'épreuve avec 3 minutes et 12 secondes d'avance.
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1. Julien NAVARRO 1:33:19
2. Clément LHOTELLERIE 1:33:53
3. Adrian PITICCO 1:34:56
4. Brice MORISSEAU 1:36:25
5. Boris ORLHAC 1:37:00
1. Jeanne GARREAU 1:44:53
2. Manon COSTE 1:46:51
3. Manon TRAPP 1:47:59
4. Ophélie SERRA BOXBERGER 1:48:48
5. Julia PADUCH 1:49:06
Fait remarquable, les trois premières terminent sous l'ancien record détenu par Anaïs Quéméner, double lauréate de l'épreuve en 2023 et 2024, illustrant le niveau exceptionnel de cette édition.
Le Semi-Marathon du Mont-Ventoux poursuit son ascension
Sous l'impulsion de son directeur Bertrand Delhomme, le Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra connaît une croissance constante et s'impose désormais comme l'un des rendez-vous majeurs de la course en montagne en France.
Soutenu par des partenaires fidèles tels que Kookabarra ou Scott Running, l'événement poursuit son développement avec une ambition clairement affichée : renforcer son rayonnement national tout en attirant un plateau international toujours plus prestigieux.
Grâce à son parcours emblématique, son organisation reconnue et un niveau sportif en constante progression, le Semi-Marathon du Mont-Ventoux confirme édition après édition sa place parmi les courses les plus exigeantes et les plus spectaculaires du calendrier français.
Le Ventoux, une expérience qui marque à jamais
Le Semi-Marathon du Ventoux est bien plus qu'une épreuve chronométrée. C'est une expérience sensorielle où la nature impose son rythme, où chaque coureur découvre ses limites avant de les repousser. Ici, le classement s'efface derrière les émotions. On repart avec des jambes fatiguées, certes, mais surtout avec le sentiment d'avoir partagé un moment rare entre sport, montagne et dépassement de soi. Le Ventoux ne se conquiert jamais totalement. Il se vit. Et ceux qui gravissent ses pentes en courant repartent avec une certitude : on n'oublie jamais la première fois où l'on a affronté le Géant de Provence.
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La nouvelle édition est désormais programmée : les coureurs sont attendus à Bédoin le week-end des 3 et 4 juillet 2027 pour relever le défi du Semi-Marathon du Mont-Ventoux Kookabarra. Une nouvelle occasion de se dépasser sur les pentes mythiques du Mont Ventoux et de vivre une expérience sportive unique au cœur de la Provence.
Alors, serez-vous au rendez-vous en 2027 ? Dites-nous en commentaire : vous y étiez déjà ou ce sera votre première participation ?
Retrouvez toutes vos futures courses dans notre webzine.
Olivier
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Commentaires
Félicitations Olivier et bravo à Ana pour le reportage inside. En espérant lire d’autres dossard course ainsi.
Un super article qui reflète bien pourquoi cette course est de plus en plus convoitée et redoutée en même temps !!! Bravo pour l’édito et surtout bravo Olivier pour cette perf !!! Vivement l’édition 2027
Un grand merci à Ana pour le travail fournit entre les interviews et la rédaction de l'article. Et tentez votre chance l'année prochaine, ça vaut le détour !!!!