Ce week-end avait lieu l’Hyrox de Toulouse. Après avoir participé à celui de Bordeaux en novembre 2025, j’avais à cœur de renouveler l’expérience. Comme beaucoup, j’ai succombé à ce sport devenu très tendance sur les réseaux sociaux.
Cette discipline attire un public de plus en plus large, du coureur du dimanche au crossfiteur aguerri. En combinant course à pied et exercices fonctionnels dans un format standardisé à l’échelle mondiale, HYROX propose un défi à la fois physique, mental et stratégique. C’est ce qui m’a donné envie de me challenger et de repousser mes limites.
Qu’est-ce que l’HYROX ?
HYROX est une compétition d’endurance fonctionnelle née en Allemagne en 2017, cofondée par Christian Toetzke (ancien CEO d’Ironman Europe) et Moritz Fürste (double champion olympique de hockey).
L’objectif est simple : créer une compétition accessible, universelle et standardisée, où chacun peut participer, quel que soit son niveau.
Le format est simple, mais redoutable :
- 8 km de course à pied
- 8 exercices fonctionnels, à réaliser entre chaque kilomètre
Format officiel HYROX :
1000 m de course
1000 m de SkiErg
1000 m de course
50 m de sled push (poussée de traîneau)
1000 m de course
50 m de sled pull (traction de traîneau)
1000 m de course
80 m de burpee broad jumps
1000 m de course
1000 m de rowing
1000 m de course
200 m de farmer carry (kettlebells)
1000 m de course
100 m de sandbag lunges
1000 m de course
100 wall balls
Le format reste identique, mais les charges varient selon les catégories :
HYROX Open : format complet avec charges modérées
HYROX Pro : pour les athlètes confirmés, avec charges plus lourdes
HYROX Doubles : deux partenaires se partagent les répétitions (course effectuée ensemble)
HYROX Relais : 4 personnes, chacun réalise 2 exercices et 2 km de course
Mon HYROX
À Bordeaux, pour mon premier solo en catégorie Open, j’avais tout misé sur la course, qui représente une part importante du chrono final. J’avais réalisé un très bon temps en running, mais au détriment des stations, que j’avais gérées de manière trop prudente.
Pour Toulouse, j’arrivais mieux entraîné et déterminé à améliorer mon chrono de 1 h 23 min 22 s.
J’arrive samedi matin très tôt au parc des expositions de Toulouse. Comme à son habitude, HYROX a fait les choses en grand. L’organisation est impressionnante : fluide, précise et parfaitement rodée.
Bracelet à l’entrée, enregistrement, vestiaires, consignes, zone d’échauffement, restauration, stands de goodies et d’équipements… tout est pensé pour passer un excellent moment.
Avant le départ
Mon départ est prévu à 8 h 20. Je profite de la zone d’échauffement pour faire monter le cardio et travailler ma mobilité avec le matériel mis à disposition.
Il est encore tôt, l’ambiance est calme, mais elle monte progressivement. Les premières vagues s’élancent, la musique résonne dans le hall… de quoi faire monter la pression.
Les dernières consignes sont données, puis direction le sas de départ. J’entre dans une zone aux couleurs de Red Bull, avec musique et écran géant. Les cinq minutes d’attente paraissent longues, mais elles sont extrêmement motivantes. Le décompte final donne des frissons.
La course
Je démarre avec un premier run rapide mais contrôlé, afin de ne pas me mettre dans le rouge dès le SkiErg.
Le SkiErg se passe bien : je trouve mon rythme et améliore mon temps par rapport à Bordeaux. Je repars ensuite sur le deuxième run à une allure régulière.
J’arrive sur les deux stations qui m’avaient posé problème lors de ma première expérience : le sled push et le sled pull.
Grâce à l’entraînement, j’ai énormément progressé. Je gère mieux mon effort, ma technique et ma respiration. Je découpe mes efforts et récupère brièvement entre les segments. Résultat : du temps gagné sans me mettre en difficulté.
Les burpees broad jumps étaient également un point faible à Bordeaux. Cette fois, je décide de mieux gérer… et ça paye : plus de deux minutes gagnées.
Le run suivant est plus difficile : je viens de passer la moitié de la course. Je prends mon gel comme prévu, puis j’enchaîne avec le rameur. Je reste en gestion, presque en récupération active.
Le farmer carry (200 m avec deux kettlebells de 24 kg) se passe très bien. Je pose seulement deux fois et boucle la distance en 1 min 40 s, là encore mieux qu’à Bordeaux.
Les runs deviennent de plus en plus exigeants, mais je parviens à maintenir une allure correcte.
J’arrive ensuite sur les sandbag lunges (100 m avec 20 kg). Une station très éprouvante pour les cuisses, mais que je gère mieux que la première fois.
Dernier run : je tente d’accélérer tout en gardant suffisamment d’énergie pour les wall balls.
Le final
Les wall balls… et là, c’est l’explosion.
100 répétitions avec un ballon de 6 kg, qui en paraît le double. Quelques “no rep”, des séries de 10… mais je m’accroche jusqu’au bout.
Après environ 8 minutes d’effort, je termine enfin et franchis la ligne d’arrivée, épuisé mais heureux.
Résultat
⏱️ 1 h 17 min 34 s
➡️ Près de 6 minutes gagnées
➡️ Nouveau record personnel
Je récupère mon patch finisher, une Red Bull, immortalise le moment avec la photo d’arrivée… et je repars avec une seule idée en tête : revenir encore plus fort.
À très vite sur HYROX ?
Julien P.
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